Les Nuits Pianistiques au Grand Callamand le 7 juillet 2021

Programme du festival Les Nuits Pianistiques le 7 juillet

Mercredi 7 juillet : 18 h
Soirée romantique
Dvorak, Quintette n° 2 opus 81 en la majeur

Ksenia Dubrovskaya : violon
Da-Min Kim : violon
Brice Duval : alto
Lev Sivkov : violoncelle
Michel Bourdoncle : piano

Mercredi 7 juillet : 20 h 30
Musique française
Debussy, Sonate pour violon et piano en sol mineur
Franck, Sonate pour violon et piano en la majeur FWV 8

Amaury Coeytaux : violon
Nicolas Bourdoncle : piano

Situé au pays d’Aigues, entre la Durance et la montagne du grand Luberon, le Château Grand Callamand offre son site chargé d’histoire naturelle et culturelle au festival international des Nuits pianistiques d’Aix-en-Provence. Deux thèmes et deux formations de chambre, exaltent par les moyens vivants du sonore musical, la terre pétrie d’arômes et de littérature choisis (le grand François Malherbes fut le propriétaire des lieux au 16e siècle), sans oublier l’expérience oenomusicale qui vient ravir papilles, pupilles et autres pupitres instrumentaux.

Le premier concert s’ouvre par le grand portique du Quintette n° 2 opus 81 en la majeur de Dvorak (deux violons, alto, violoncelle et piano), œuvre qui oscille entre le calme et l’urgence, la délicatesse chambriste et la puissance symphonique, sans oublier, de manière subtile, la rémanence des terres d’origines dans la deuxième partie : la Dumka, une balade ukrainienne. Les deux mouvements suivants, usent de ce même principe, le troisième mouvement rappelant une danse bohémienne, et le dernier une polka, qui se mêle à une écriture fuguée pour allier, dans un dernier geste, l’énergie à la science.

Suit l’intimité de la sonate pour violon et piano, dédiées à deux œuvres majeures du répertoire français. La Sonate pour violon et piano en sol mineur de Debussy, une de ses dernières œuvres, comporte trois mouvements qui entrainent l’auditeur dans un labyrinthe où le fantasque le dispute au tragique. La musique est là pour exprimer avec toute sa fluidité et sa solidité le cheminement du compositeur dans les pays de musiques qu’il a écoutées et aimées.
L’autre œuvre, la
Sonate pour violon et piano en la majeur FWV 8 de Franck, clôt avec cohérence les pages ouvertes par le concert du soir. L’Œuvre propose également un matériau thématique opulent, parfaitement construit, en particulier grâce à la forme cyclique. Rien n’arrête la musique : sa fin est son commencement. C’est ce que semble penser le public, qui profite maintenant du chant des étoiles.

Florence Lethurgez
Musicologue

château Grand Callamand le 7 juillet : route de La Loubière 84120 Pertuis